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Oregi revendique à Bordeaux la nécessité de la mise en place rapide de l’Autoroute ferroviaire Atlantique Lille- Vitoria-Gasteiz “qui contribuera au développement durable de l’Eurorégion »

2015 October 28
  • Journées du Corridor Atlantique avec le secrétaire d’État chargé des Transports Alain Vidalies, le président du Conseil Général d’Aquitaine Alain Rousset, et le coordinateur du Corridor Atlantique pour la Commission Européenne, Carlo Secchi
  • « C’est un projet de mobilité durable bon pour Euskadi et bon pour l’Europe »
  • « À la veille de la conférence de Paris, le moment est venu de gérer le chemin de fer du XXIe siècle qui apportera tant de bienfaits à la société et, de par sa durabilité, à toute la planète, face au réchauffement climatique »

 

Bordeaux 28 10 15

La ministre de l’Environnement et de la Politique Territoriale du Gouvernement Basque, Ana Oregi, a revendiqué ce matin à Bordeaux en présence du secrétaire d’État chargé des Transports Alain Vidalies, du président de la région Aquitaine Alain Rousset, et du coordinateur européen du Corridor Atlantique, Carlo Secchi, la nécessité d’un prompt développement de l’Autoroute ferroviaire Atlantique. Ce nouvel axe, qui partira de Dourges (Lille), traversera les Landes et arrivera jusqu’à Jundiz, à  Vitoria-Gasteiz, déplacera le trafic routier de camions vers le rail, contribuant ainsi au développement durable de l’Eurorégion.

 

Ana Oregi participe au siège du Conseil Général d’Aquitaine à la réunion Corridor Atlantique promue par la Commission Européenne qui analysera durant deux jours les projets d’infrastructures ferroviaires et les solutions proposées pour les passages frontaliers. À cette rencontre participent la directrice des Infrastructures de Transport du Gouvernement Basque, Almudena Ruiz de Angulo, et le directeur de l’opérateur basque Euskotren, Imanol Leza.

 

La ministre Oregi a précisé que dès la mise en service de l’autoroute ferroviaire, un haut pourcentage de camions pourra être chargé sur des trains au lieu d’emprunter les routes et les autoroutes en congestionnant le passage de Biriatou. Elle ajoute que pour le Gouvernement Basque, c’est un projet prioritaire pour lequel il a déjà réalisé des pas importants en matière d’Aménagement du Territoire et d’agencement du terminal à Jundiz ».

 

Selon Oregi, « le développement du Corridor ferroviaire Atlantique, un des projets prioritaires du réseau RTE-T des grands axes européens, est stratégique pour le Pays Basque. C’est un projet de mobilité durable, bon pour Euskadi et bon pour l’Europe. Pour le Pays Basque, le Y basque est irremplaçable. Il n’y avait aucune autre alternative ferroviaire ni aucun autre contexte de base viable. La ligne conventionnelle actuelle, avec sa largeur de voies différente des standards européens et son tracé incompatible avec les exigences du XXIe siècle, la rendent inopérante du point de vue de l’interopérabilité et des nécessités d’un corridor ferroviaire européen comme le Corridor Atlantique ».

 

Elle ajoute que « le nouveau réseau ferroviaire se convertit en colonne vertébrale et en axe de la cohésion sociale basque, sur lequel nous implanterons très vite un schéma de services Intercity entre les trois capitales -Bilbao, Donostia-San Sebastián et Vitoria-Gasteiz, sans oublier l’extension jusqu’à Bayonne et de là jusqu'à Bordeaux ».

 

Gestion

Oregi affirme que « maintenant que nous commençons à entrevoir le moment où les trains passeront par la nouvelle ligne, le Gouvernement Basque veut participer à l’opération. Les Intercity sont la priorité mais, dans le cadre de la libéralisation encouragée par les paquets ferroviaires de l’Union Européenne, l’opérateur basque Euskotren, qui dépend du Département de l’Environnement et de la Politique Territoriale, a l’obligation d’analyser d’autres services. Plus particulièrement, ceux qui relieront l’Eurorégion Euskadi–Aquitaine, dans un premier temps en utilisant la troisième voie depuis Astigarraga ou Lezo jusqu’à Hendaye et qui, grâce à l’accès en largeur UIC, seront dans cette première phase le moyen pour rompre l’isolement ferroviaire du Pays Basque et ses alentours du reste de l’Europe ».

 

« Cela va se produire dans très peu de temps. Ce sera un premier pas, il y aura d’autres problèmes d’interopérabilité à résoudre…il faudra améliorer le mode opératoire mais il est clair que dès l’instant où le Y basque aura démarré, l’isolement péninsulaire avec l’intérieur de l’Union sera rompu. »

 

La ministre a expliqué aux représentants de la Commission Européenne et des gouvernements français et aquitain « qu’ainsi s’ouvrent de grandes opportunités pour accroître le poids du mode ferroviaire dans les trafics transfrontaliers au sein du Corridor, un mode préconisé et encouragé par la Commission Européen qui actuellement n’atteint même pas  2 % du transport total entre Irun et Hendaye ».

 

« Évidemment, nous ne pensons pas seulement au Y basque, mais à l’ensemble du Corridor. Nous sommes bien conscients que nous ne sommes qu’un maillon de toute la chaîne et que toute action sur le Corridor nous concerne. En tant que régions et pays situés sur le Corridor, nous allons recevoir un bénéfice social, économique, environnemental et durable de la nouvelle infrastructure européenne. Ainsi, l’inauguration de la nouvelle ligne Tours – Bordeaux en 2017 est positive pour le Pays Basque continental et péninsulaire, en nous rapprochant de Paris. Ce sera un pas de plus dans l’intégration ferroviaire européenne » a-t-elle argumenté.

 

Collaboration

Ana Oregi a tenu à souligner le soutien basque à la Région Aquitaine pour travailler ensemble à la construction de cette ligne. Cette décision du Gouvernement français donne une impulsion au Corridor et prouve l’importance d’appartenir au réseau central -ou Core Network- RTE-T. « Bruxelles nous affirme que nous sommes prioritaires et nous fournit des aides à la construction de cette infrastructure. À notre tour maintenant d’en profiter, car il est clair que sa mise en route obéit à la constatation de son importance pour la cohésion de l’Europe, avec une perspective qui se projette dans l’avenir. »

 

Et Ana Oregi concluait son intervention sur ces mots : « maintenant précisément, à la veille de la conférence de Paris, nous devons développer et gérer le chemin de fer du XXIe siècle qui apportera tant de bienfaits à notre société et, de par sa durabilité, à toute la planète, dans le cadre d’une action commune contre le réchauffement climatique ».

 

 

2 comments
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    2015 October 28

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    RT @v_en_c: Oregi destaca la necesidad del rápido desarrollo de la Autopista ferroviaria Atlántica de Lille a Vitoria-Gasteiz. https://t.co

  • @v_en_c
    2015 October 28

    Comentario de Twitter:
    Oregi destaca la necesidad del rápido desarrollo de la Autopista ferroviaria Atlántica de Lille a Vitoria-Gasteiz. https://t.co/Vq5wzDmTNV

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(X term 2012 - 2016)
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