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Iosu Madariaga propose en Belgique le Pays Basque et sa 8ème Conférence Européenne des Villes Durables comme « un appel à affronter les enjeux environnementaux, financiers et sociaux en Europe »

2015 October 15
  • Bruxelles : ICLEI European Membership Assembly
  • Près de mille personnes participeront aux actes prévus sur les trois Territoires

 05-10-15 Bruxelles, Belgique

Iosu Madariaga, vice-ministre à l’Environnement du Gouvernement Basque, a présenté cet matin aux membres de l’assemblée de l’ICLEI Europe la 8ème Conférence Européenne des Villes Durables qui se tiendra dans les trois capitales basques en avril prochain, avec l’assistance de mille personnes, comme « un appel aux gouvernements locaux et régionaux à affronter les enjeux environnementaux, financiers et sociaux en Europe ».

 

Iosu Madariaga participe à Bruxelles à une réunion de l’ICLEI, un organisme international regroupant des villes et des régions durables, aux côtés de Bernard Soulage, vice-président de la région Rhône-Alpes, Pekka Sauri, secrétaire de REXCom et adjoint au maire d’Helsinki, Normunds Popens, directeur général de la politique régionale à la Commission Européenne, et Wolfgang Teubner, directeur général pour l’Europe de l’ICLEI.

 

Le vice-ministre Madariaga a expliqué la métamorphose vécue par Euskadi « comme un exemple de transformation environnementale, sociale et économique rendue possible grâce à la capacité du secteur public et privé à se réinventer et à entreprendre la transition d’une économie essentiellement axée sur l’industrie vers une économie moderne, durable et bas-carbone ».

 

Madariaga a souligné que la conférence de l’ICLEI qui se tiendra en avril au Pays Basque « sera un événement pour la durabilité locale au niveau mondial. Suivant la ligne tracée par la Charte d’Aalborg et ses engagements, nous travaillons pour que cette rencontre internationale devienne une référence pour l’action en matière de politiques de développement durable dans les années à venir ».

 

Le vice-ministre a rappelé comment le Pays Basque présentait il y a des années un volume élevé de production de déchets, une mauvaise qualité de l’air et une détérioration évidente de l’environnement et de la qualité écologique des fleuves et des rivières. « Pour vous donner une idée, la zone de Bilbao et ses environs fut à une époque officiellement déclarée zone d’atmosphère polluée par le Gouvernement espagnol, en raison de sa haute concentration en substances polluantes, une déclaration qui ne fut levée qu’en l’an 2000 par le Gouvernement Basque. Dans les années 1970, 8 millions de tonnes de déchets dangereux étaient déversés dans l’estuaire qui traverse Bilbao. Aujourd’hui, dans tout le Pays Basque, on ne produit plus que  300.000 tonnes de déchets dangereux, qui sont gérés de manière adéquate, et plus de 20% du territoire est placé sous la protection du Réseau Natura 2000 ».

 

Comme l’expliquait Madariaga aux spécialistes réunis à Bruxelles, « l’image du Pays Basque a radicalement changé. La durabilité est devenue un facteur clé dans les activités économiques de notre modèle productif. Le secteur public comme le secteur privé se sont adaptés aux nouvelles règles du jeu, favorisant en retour le développement de nouveaux produits et de services plus efficaces et respectueux de l’environnement ». 

 

Il a aussi souligné le rôle d’Udalsarea, le réseau Basque des Communes vers la Durabilité en 2002 « pour son rôle de facilitateur dans la coordination interinstitutionnelle et dans l’intervention des communes au sein de ce processus de transformation. Actuellement, 203 communes – sur les 251 que compte le Pays Basque – intègrent ce Réseau, ce qui veut dire que 97% de la population basque vit dans des villes et des localités qui appliquent des plans d’action de l’Agenda Local 21 ».

 

Madariaga faisait par ailleurs remarquer aux assistants à la rencontre de l’ICLEI que « l’efficacité des politiques de durabilité a été mise en évidence dans une récente étude réalisée par Udalsarea 21 qui indique que chaque euro dépensé par les organismes locaux du Pays Basque dans ce type de politiques rapporte 2,3 euros à l’économie et que chaque million d’euros dépensé en durabilité locale se traduit par 17 nouveaux emplois ».

 

Après avoir évoqué le Programme Cadre pour l’Environnement 2020 et la Stratégie Basque du Changement Climatique 2050, « qui montrent l’engagement ferme du Pays Basque vis-à-vis de l’amélioration de l’environnement, dans la ligne des stratégies européennes et internationales actuelles qui visent le bien-être », Madariaga a fait l’éloge de Bilbao, avec son processus de régénération et de restructuration urbaine basée sur des critères de durabilité ; de Vitoria-Gasteiz, « Capitale Verte Européenne en 2012 », une ville agréable qui obéit aux nouveaux standards d’édification et stratégies d’infrastructures vertes, et de Donostia-San Sebastián, « Capitale Européenne de la Culture 2016 », qui mise sur une mobilité durable non motorisée favorisant une qualité de vie élevée ».

 

Après l’approbation récente des nouveaux Objectifs de Développement Durable par l’ONU et la prochaine célébration de la Conférence sur le Climat (COP21) en décembre, Iosu Madariaga  affirme que la 8ème Conférence Européenne des Villes Durables tiendra lieu d’appel aux gouvernements locaux et régionaux à affronter les enjeux environnementaux, financiers et sociaux en Europe.

 

 

 

 

 

 

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(X term 2012 - 2016)
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  • Bernard Soulage,Pekka Sauri, Normunds Popens,Wolfgang Teubner